WALTER SPANGHERO PALMARÈS

En club

En quatorze saisons passées avec le Racing Club narbonnais, Walter Spanghero tente à de nombreuses reprises de remporter le Championnat de France en disputant les phases finales jusqu’aux demi-finales, en vain. Il est vice-champion de France en 1974, demi-finaliste à quatre reprises : 1964, 1968, 1972 et 1974. Il remporte le Challenge Yves du Manoir en 1968, 1973 et 1974, le Challenge Béguère en 1966. Il est finaliste du challenge Yves du Manoir en 1967, finaliste du Bouclier d’automne en 1971 et 1974, demi-finaliste du challenge du Manoir en 1966, 1970, 1975 et 1976.

En équipe nationale

Walter Spanghero a remporté trois Tournois en 1967, 1968 et en 1973, avec en prime en 1968 le Grand Chelem. Il termine deuxième à trois reprises et seulement deux fois au-delà de la deuxième place.

Détails du parcours de Walter Spanghero dans le Tournoi des Cinq Nations.
Édition Rang Résultats France Résultats Spanghero Matchs Spanghero
Cinq Nations 1965 2 2 v, 1 n, 1 d 2 v, 1 n, 1 d 4/4
Cinq Nations 1966 2 2 v, 1 n, 1 d 2 v, 1 n, 1 d 4/4
Cinq Nations 1967 1 3 v, 0 n, 1 d 1 v, 0 n, 1 d 2/4
Cinq Nations 1968 1 4 v, 0 n, 0 d 4 v, 0 n, 0 d 4/4
Cinq Nations 1969 5 0 v, 1 n, 3 d 0 v, 1 n, 2 d 3/4
Cinq Nations 1971 2 1 v, 2 n, 1 d 0 v, 1 n, 1 d 2/4
Cinq Nations 1972 Non classéNote 10 1 v, 0 n, 3 d 1 v, 0 n, 0 d 1/4
Cinq Nations 1973 1 2 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 2 d 4/4

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite ; la ligne est en gras quand il y a Grand Chelem.
 

Statistiques en équipe nationale

De 1964 à 1973, Walter Spanghero dispute 51 matchs avec l’équipe de France au cours desquels il marque 4 essais (14 points)1. Il participe notamment à huit tournois des Cinq nations de 1965 à 19731. Il remporte un Grand Chelem en 1968 et deux autres tournois. Il participe aux tournées en Afrique du Sud en 1964, 1967 et 1971, en Australie en 1968 et 1972 et en Nouvelle-Zélande en 1968.

Walter Spanghero débute en équipe nationale à 20 ans le 1 et garde une place de titulaire jusqu’à la fin de l’année 1973 (excepté l’année 1970). Par sa position et son style de jeu, il est exposé aux blessures et à ce titre, il manque plusieurs matchs. Il est désigné capitaine à onze reprises.

Style

Deuxième ligne de formation78, Walter Spanghero devient très vite un avant polyvalent pouvant jouer aussi bien deuxième ligne, que troisième ligne centre ou sur l’aile, côté ouvert et fermé. Son grand gabarit et sa force font de lui un des joueurs les plus puissants des avants de l’équipe française. Il est également un joueur de devoir habile de main52, mobile et avec le sens du jeu78. Par ses plaquages efficaces et dévastateurs, il réalise un travail de l’ombre qui profite à son équipe ; il est dur au mal : insensible aux coups qu’il reçoit, il ne s’abaisse pas à les rendre36. Aussi, il reçoit le surnom d’« Iron Man » (« l’homme de fer ») de la part des Sud-Africains16. Walter Spanghero travaille quotidiennement sa condition physique79, n’hésitant pas à courir 10 kilomètres l’été, revenant dans une voiture volontairement laissée en plein soleil78. Pour toutes ces raisons, il est un titulaire indiscutable et un joueur essentiel avec les Bleus et les Narbonnais. Son absence se fait toujours ressentir. Car si ses facultés de guérison dont impressionnantes78, son corps est meurtri à de nombreuses reprises (clavicule, côtes, nez, main, mâchoire)80.

Colin Meads, international néo-zélandais, l’admire : « c’est un joueur propre qui est tout le temps sur le ballon, bon dans l’alignement en touche et dur comme le teck16,81. »Mervyn Davies, international gallois, dans sa première autobiographie, le retient dans sa sélection XV du monde – pays de Galles16.

 

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